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Nos préférences ne sont pas toujours celles de nos utilisateurs

  • Photo du rédacteur: Ludovic Saufnay
    Ludovic Saufnay
  • 8 nov. 2025
  • 3 min de lecture
Affiche montrant différent alternative : Bien, mieux et meilleur

Dans mon métier, il n’est pas rare d’entendre des phrases comme :

  • " On mettrait bien du mauve, ici " .

  • " Moi, je mettrais le bouton en haut ".

  • " Les breadcrumbs, ça ne sert à rien ".


Et lorsque je vous dis "il n’est pas rare", cela m'est encore arrivé la semaine dernière 😏.


Ces commentaires, bien que légitimes, soulèvent malgré tout une question essentielle : comment aider nos clients à prendre des décisions qui ne reposent pas uniquement sur des préférences personnelles, mais qui servent réellement les besoins de leurs utilisateurs et l’avenir de leur produit ?


Voici 4 principes clés que j’applique pour guider mes clients dans ce processus :

  • Faire la distinction entre subjectivité et objectivité

  • Rappeler que l'UX va bien au-delà du bon sens

  • Mettre l’utilisateur final au centre des décisions

  • Insister sur l’importance des données


" Hum.... ok Ludo, mais pourrais-tu en dire un peu plus ? " 🤨.

Ah oui, bien sûr. Commençons :


1) Faire la distinction entre subjectivité et objectivité


Il est crucial de différencier ses goûts personnels des données factuelles. Une décision basée sur des faits concrets aura toujours plus d’impact qu’une décision influencée par des préférences individuelles.


Un exercice d'autant plus ardu lorsque l'on aime tout particulièrement son produit.


Pour faire la part entre subjectif et objectif, je conseille trois réflexes simples :

  • Reformuler les préférences en hypothèses. "Je préfère le bleu" devient "Le bleu attirera plus l’attention". Ce qui amènera inévitablement à devoir justifier cette hypothèse.

  • S’appuyer sur des observations réelles. Analytics, tests utilisateurs, feedbacks terrain…

  • Décider ensemble sur des faits. Une discussion fondée sur des données ou études calme les débats et renforce la confiance mutuelle.


2) Rappeler que l'UX va bien au-delà du bon sens


L’expérience utilisateur (UX) n’est pas simplement une question d’intuition ou de croyances populaires. Elle repose sur des méthodologies, des recherches et des tests approfondis. Il est important de déconstruire les idées reçues pour proposer des solutions réellement adaptées.


Comme l'a écrit Amélie Boucher dans son livre Ergonomie web & UX design 😍 : " Existe-t-il plus belle preuve que tous ces sites incompréhensibles pour démontrer que l'ergonomie n'est pas juste une question de bon sens ? "


3) Mettre l’utilisateur final au centre des décisions


Bien que je comprenne tout a fait que l'on souhaite s'investir personnellement et aller jusqu'à, parfois, mettre une partie de soi-même dans son projet. N'oubliez pas que l’objectif n’est pas de satisfaire nos goûts personnels, mais de répondre aux attentes et aux besoins de nos utilisateurs finaux.

C’est eux qui, au final, décideront du succès du produit.


4) Insister sur l’importance des données


Sans données ou outils de tracking pour comprendre le comportement des utilisateurs, nous ne pouvons que deviner. Une approche basée sur des hypothèses non validées reste en surface et peut manquer sa cible. En bref, êtes vous sûr de vraiment connaitre vos clients ?


En tant que professionnels, notre rôle est d’équiper nos clients avec les bons outils et les bonnes informations pour qu’ils puissent faire des choix éclairés. Car c’est de leurs décisions que dépendra le succès de leurs produits. Et un client qui atteint ses objectifs, c'est un client content. Et ça, nous on aime bien😉😁.

Et vous, appliquez-vous déjà ce genre de méthode de réflexion dans votre activité ou votre entreprise ?

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